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Toujours et Jamais |
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| Toujours et Jamais étaient toujours ensemble ne se quittaient jamais. On les rencontrait dans toutes les foires. On les voyait le soir traverser le village sur un tandem. Toujours guidait Jamais pédalait C'est du moins ce qu'on supposait... Ils avaient tous les deux une jolie casquette L'une était noire à carreaux blancs L'autre blanche à carreaux noirs A cela on' aurait pu les reconnaître Mais ils passaient toujours le soir et avec la vitesse... Certains d'ailleurs les soupçonnaient Non sans raison peut-être D'échanger certains soirs leur casquette Une autre particularité Aurait dû les distinguer L'un disait toujours bonjour L'autre toujours bonsoir Mais on ne sut jamais Si c'était Toujours qui disait bonjour Ou Jamais qui disait bonsoir Car entre eux ils s'appelaient toujours Monsieur Albert Monsieur Octave. |
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Les douze mois |
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| Voici les douze mois, Ils marchent trois à trois ! Avec son chapeau blanc de neige, Janvier mène le cortège. Et février sur le même rang, A honte d'être si peu grand. A ses côtés ; c'est mars, fantasque, Le nez mouillé par la bourrasque. Voici les douze mois, Ils marchent trois à trois ! Admirez avril qui s'avance, Son bonnet de fleurs se balance. Mai, joyeux, lui donne le bras, Vêtu de rose et de lilas, Et juin, les tempes vermeilles A des cerises aux oreilles. Voici les douze mois, Ils marchent trois à trois ! Sur le chemin sec, juillet trotte, Il adu foin dans chaque botte, Août s'en va couronné de blé Et par la chaleur accablé. Et septembre titube et joue Avec des grappes sur la joue. Octobre porte sur la tête La pomme à cidre et la noisette. Novembre, dans ses maigres bras, Tient un tas de vieux échalas, Et décembre ferme la marche, Triste et froid comme un patriarche ! Salut les douze mois Qui marchent trois à trois ! Octave Aubert |
![]() Illustration de Mathieu B. (2004-2005) |

J'suis la voix du sous-sol
celle qu'on trouve qu'en métropole
Mon porte-plume est une bille pâle
Qui se prend la tête dans les étoiles
Je tague quelques mots drôles
avec ma bombe couleur atoll
sur mes murs qui m'servent de toiles
maman n'est plus à m'dire t'es sale
Elle est partie avec Gogole
Un type benêt mais sans alcool
Je lui crie reviens dans ma chorale
les murs sont sourds c'est peu banal
j’barbouille je t'aime t'es mon idole
ya rien à faire elle tient son rôle
j'vais pas me camer ça fait trop mal,
j'suis pas à l'aise dans le paranormal
j'vais encore taguer quelques mots drôles
sur les cloisons de ma camisole
D'un graff j' barbouille ma belle étoile
Les murs me parlent c'est peu banal.
L'gardien me dit et alors l'école?
j'dis t'es fou j'suis pas mariolle
m'a regardé d'un air trivial
a tourné l'dos c'est pas plus mal.
j'ai peint ma mère en baby doll
j'lui trouve une mine plutôt vieux troll
Un coup de griffe dans le minéral
Et voilà l'autre en caporal
Qui m'pique ma mère de son plein vol
j'reprends ma bombe couleur atoll
je graffite encore le long de ma toile
j'graff l' étoile d'la chance c'est peu banal.
Nat C
A Karine...http://canaka.over-blog.com/
Tueuse la mort.La rupture.
Mourir l'été,non pas l'hiver. Tristesse non partagée.
Les jours ressembleront à des nuits.Longtemps je marcherai seule.
Longtemps les larmes éroderont mon visage lisse.
Lisse comme le sien et déjà tellement mort. Injustice.
Nat C

Petite fille blonde comme les blés, si fragile aux seins blancs.
Je sillonne vers sa chair, graine au vent.
Elle est dans mon coeur.
Petite demoiselle aux yeux clairs, si belle dans sa robe de satin blanc.
J'éclos dans ses secrets.
Je l'aime déjà.
Et, cette femme à mes côtés, nourricière de jour comme de nuit.
Je l'attends, ne vois qu'elle, n'entends qu'elle.
Je l'adule.
Et, petits traits marqués aux peignes gris, affaiblis par le sort.
Je me tais,ne fais pas d'ombre.
Elle me manque.
Puis, petite dame aux mains âgées, souriant au temps qui reste.
Je la mets à l'abri, la protège.
Je l'ai dans la peau.
A ma mère... Nat.C
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